La production et la consommation de cacao

Portée par la demande mondiale, l’augmentation des surfaces dédiées à la production de cacao a été particulièrement soutenue depuis les années 1970 : de 4 à plus de 10millions hectares (source Iddri). Cette expansion s’est faite, pour la moitié au moins, au détriment des forêts naturelles (Kroeger et al., 2017).

Dans le monde, la cacaoculture est passée de plus de 4,4 millions d’hectares au début des années 1960 à plus de 11,8 millions d’hectares en 2018, pour une production de plus de 5,2 millions de tonnes de fèves de cacao.

En moyenne sur la période 1994-2018, le continent africain a produit 67,1 % de la production mondiale de cacao, l’Asie 16,8 %, l’Amérique latine 14,9 % et l’Océanie 1,2 %. En 2017, les cinq premiers pays producteurs (Côte d’Ivoire, Ghana, Indonésie, Nigéria, Cameroun) représentent 84 % des surfaces cacaoyères mondiales (Faostat). La Côte d’Ivoire représente 37 % des cacaoyères, suivie par l’Indonésie et le Ghana. En volume, la Côte d’Ivoire représente une production de plus de 2 millions de tonnes, suivie du Ghana et de l’Indonésie. En 2017, 10 pays concentrent 94 % de la production mondiale.

Les Pays-Bas, les États-Unis, l’Allemagne, la Malaisie, la Belgique et l’Indonésie constituent les six plus grands importateurs de fèves de cacao.

Le cacao et la France

La France est le septième plus gros importateur mondial de fèves de cacao pour fabriquer toute une gamme de produits chocolatés pour sa consommation nationale et pour l’exportation. Le secteur de la chocolaterie française importe également du beurre de cacao, de la pâte de cacao et des poudres. Ces produits ainsi que les fèves proviennent essentiellement d’Afrique de l’ouest (Côte d’Ivoire et Ghana) et dans une moindre mesure d’Amérique latine. 

La fabrication industrielle du chocolat et des produits chocolatés implique de nombreuses étapes depuis la récolte des cabosses jusqu’à l’emballage des produits finis, impliquant des acteurs divers d’amont en aval de la filière.

D’après le Syndicat du chocolat, le secteur de la chocolaterie française représente 105 entreprises dont 90 % de petites et moyennes entreprises. Elle emploie plus de 30 000 salariés dont 15 850 en production industrielle.

Certification

Aujourd’hui, les deux principaux labels de développement durable utilisés dans la filière cacao sont Rainforest Alliance (issu de la fusion Utz-Rainforest Alliance) et le label de commerce équitable Fairtrade. La particularité de la filière cacao est de disposer à présent d’une norme internationale ISO pour le cacao durable et traçable, la première de ce type pour les produits agricoles, mais qui fait débat en Afrique de l’ouest où des ateliers sont en cours pour la création d’une norme sous-régionale spécifique. En France, d’autres labels de commerce équitable sont présents sur le marché français comme le label Fair for life, le Symbole producteurs paysans (SPP) ou le label de l’Organisation mondiale du commerce équitable WFTO. 

Les certifications existantes ne prennent toutefois pas encore aujourd’hui en compte l’objectif de zéro déforestation (CIRAD).

L’Agence française de développement (AFD) et l’Institut de développement durable et des relations internationales (IDDRI) travaillent à l’étude des enjeux et questions autour du cacao et de son rapport à la forêt et à la biodiversité. L’IDDRI rappelle notamment que la biodiversité au sein d’une parcelle de cacao n’est pas comparable avec la biodiversité d’une forêt naturelle. Cultiver le cacao en agroforesterie ne permet donc pas de compenser la déforestation. Pour plus d’information, cliquez ici et ici

Ces informations sont issues des travaux du comité scientifique et technique forêt de l’AFD.

  • 460 000 tonnes de cacao importées par la France chaque année

  • 100 entreprises dans la production du cacao

  • 6 millions de personnes cultivent du cacao à travers le monde

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